Quand l’allaitement est un pur échec

J’ai tout essayé pour allaiter mais je n’y suis pas arrivée.

Avant même d’avoir un enfant, je savais que je voulais allaiter lorsque je serai maman. Je m’étais imaginée allaiter au moins 3 mois.

Pourquoi 3 mois ? Je n’en sais trop rien. Certainement pour faire comme ma mère avait fait pour moi ? Parce que à l’époque, j’estimais que c’était la durée idéal pour un allaitement.

Pourquoi vouloir à tout prix allaiter ?

Je sais que le lait maternel est quelque chose de naturel, et qui est considéré comme le meilleur pour l’enfant, pour sa santé et son bon développement.

Quand je suis tombée enceinte, tout au long de ma grossesse, je me suis renseignée sur l’allaitement et ses biens-faits. L’OMS (l’Organisation Mondial de la Santé) recommande l’allaitement exclusif jusqu’au 6 mois de l’enfant. Donc quand petit bout est arrivé,  je m’étais dit que j’aimerai bien allaiter au moins jusqu’à ses 6 mois. Puis ensuite, 9 mois serait bien. Et puis si enfin, j’arrivais à mettre en place ce foutu allaitement je pourrais même envisager davantage.

Mais je voyais surtout dans l’allaitement quelque chose de beau, de merveilleux et un moment unique et précieux que l’on partage avec son enfant. C’est avant tout pour ça que je souhaitais allaiter.

Il y a pourtant plein d’autres avantages comme le fait de faire de sacrés économies.  En évitant d’acheter des pots de lait en poudre.

Une fois il m’est même arrivé d’être coincé dans un endroit en ayant plus de biberon maternel d’avance. Le fait de me dire que je pouvais le nourrir n’importe où avec mes nichons, et bien c’est bête mais ça me rassurait. Je voulais à tout prix éviter la crise d’hystérie du nouveau né qui a terriblement faim.

Sauf que voilà, j’ai en effet allaité mon fils, mais pas de la durée que je souhaitais et pas non plus de la manière dont j’imaginais.

Je sais que ma mère m’a a allaité et que tout se passait relativement bien. Jamais je n’ai imaginé que pour moi ce serait la catastrophe.  Jamais !!!

Comment te dire que la première tétée fut très très douloureuse.

Ma tête c’était du genre 😲   🤤  😨  😢  😭 … oui oui, toutes ces têtes plus ou moins dans l’ordre.

Je ressentais une brûlure de fou à chaque fois qu’il essayait de tirer du lait. Je m’attendais à tout sauf à ça.  On m’avait dit que l’allaitement pouvait être douloureux au début mais je ne m’attendais pas à ce point et je pense d’ailleurs que ma douleur n’était pas normal pour un début d’allaitement. Pour le coup j’essayais de trouver des positions qui puissent me soulager et j’ai eu droit à une crevasse qui allait jusqu’au sang au bout d’un jour. Pourtant comme je l’ai déjà dit dans mon post précédent « Reconversion sage-femme vais-je y arriver ?« , j’ai accouché dans un endroit ultra bienveillant où l’on a essayé de faire tout ce qui était possible pour m’aider et me soulager. Les brûlures étaient si fortes ! On m’a apporté des petits blocs de glaçons pour mettre sur mes tétons. On a regardé le frein de langue de petit bout où l’on m’a affirmé que tout était ok. Sauf qu’au bout de 2 jours et demi  (A peu près ), les auxiliaires sont venu me voir pour me dire que si je le souhaitais elles allaient toujours m’aider à mettre en place l’allaitement mais qu’il fallait impérativement que petit bout reprenne du poids, sa courbe étant descendu à plus de 10% de son poids de naissance et qu’il était préférable de donner du lait industriel que l’on donne en mater. afin qu’il reprenne du poids. Bien évidemment je n’allais pas laisser mon fils mourir de faim. Elles m’ont alors conseillé de le nourrir avec une petite sonde afin qu’il ne s’habitue pas à la tétine d’un biberon et qu’il veuille bien reprendre le sein par la suite.

J’ai eu droit à des compresses de lait maternelle sur les nichons.

Mais rien ne me soulagait.

Ils ont donc appelé à la rescousse LA conseillère en lactation. Tout mes espoirs reposaient sur elle. Elle vérifie de nouveau le frein de langue, et ne trouve rien à redire. Regarde la succion de L., mais visiblement il déglutit bien. Regarde les 2 boutons rouges et brûlés au 2ème me degré qui me servent de mamelons et me propose d’essayer l’enbout pour me soulager.

Mais rien n’y fait, ça reste toujours une torture absolue.

Comme j’ai accouché en ayant un peu de fièvre, j’ai été soigné sous antibiotiques. Ils ont alors supposé que j’avais peut-être attrapé des mycoses aux seins. A vrai dire je ne savais même pas que c’était possible.

Pourtant petit bout navait rien dans la bouche.  Si j’avais été contaminé, petit bout aussi. Sauf que rien n’explique cette douleur atroce et l’état de mes tétons toujours en feu. Alors pourquoi ne pas essayer ?

Mais toujours pas d’amélioration…

Lorsque j’ai du être transféré dans une autre maternité à cause de ma fièvre, j’étais désespéré car je passais mes journées dans la chambre les seins à l’air. Le contact de mes vêtements sur le bout de mes seins était une atrocité. Heureusement Anaïs, la jeune femme qui m’a accouché,  à eu une petite recette miracle pour me soulager un peu. Et c’est bien là,  la seule chose qui m’a réellement soulagé.  Elle a mélangé un tube de Bépanthène avec un sachet de SMECTA contre la diarrhée  (oui oui vous avez bien lu !!).

Par contre je n’ai pas guéri, je suis donc retournée voir la conseillère en lactation pour trouver enfin la solution qui calmerait  mes douleurs.

Entre temps, j’ai trouvé la solution du tire-lait _ cette magnifique pompe à  vache qui permet de tirer le lait de manière électrique _ pour soulager quelque peu mes douleurs. C’est comme ça que je nourrissait L. Grâce à cette fabuleuse invention quelque peu étrange car on a vraiment l’impression d’être une vache dans une ferme en train de se faire tirer le lait mais oh à quel point efficace !! Ainsi qu’avec une petite sonde. Je trempais une extrémité de la sonde dans le lait et l’autre extrémité dans sa bouche avec mon petit doigt pour quil veuille bien téter. J’ai utilisé cette technique durant 3 longs mois avant de passer définitivement au biberon (toujours rempli de mon lait maternel).

La conseillère en lactation me propose de me mettre dans le lit, petit bout allongé sur moi, en peau à peau, pour favoriser le contact et le côté instinctif de la succion. Elle me conseille de mettre davantage de lanoline pour hydrater mes mamelons et/ou de faire des cataplasmes de lait maternel.

Mais rien n’y fait,  les douleurs sont toujours présentes.

Désespérée,  j’en parle à ma sage-femme qui comprend ma peine (et ça au combien ça fait du bien !) Et me propose de rencontrer C. qui travaille avec elle, qui est infirmière mais aussi conseillère en lactation. Elle me convainc que 2 avis valle mieux qu’un.

Me revoilà lancé dans cette terrible aventure de l’allaitement direct au sein, sans passer par la case « vache laitière ».

C. pense d’avantage à de l’eczema et me propose d’essayer Betnéval en crème.  2 tubes finiront sur mes seins sans aucunes amélioration que ce soit visuel ou au niveau de la douleur.  Elle regarde le frein de langue de mon fils et lui trouve un frein de langue relativement court. Elle me propose d’aller voir un orl afin de lui sectionner ce frein. Je me dis que je peux toujours demander l’avis de l’orl avant de prendre ma décision.

Il fut d’accord avec elle. Il a donc sectionné le frein  de langue de petit bout. Une des pires expériences que j’ai subit pour lui. Il a hurlé ça a été un traumatisme autant pour lui que pour moi. En plus ils nous font signer une décharge qui est loin d’être rassurante.  J’ai failli partir après la lecture. J’aurai peut être du quand je vois que finalement tout ça n’a servi à rien. Si c’était a refaire, je ne le referai pas.

Le fait de tirer mon lait, les douleurs étaient 10 fois moins vives. Mais elles étaient tout de même là.

Puis on m’a dit d’arrêter la lanoline. J’étais peut être allergique.  Arrêter le savon actuel, ou en tout cas, ne plus me laver les seins avec.

Mettre des comprimés de coton imbibé de lait. Arrêter d’acheter les coques pour récupérer le lait. J’ai également changer mes téterelles du tire lait visiblement pas adapté non plus à mes aréoles.

J’ai  (toujours sur les conseils de la conseillère en lactation), tiré mon lait à la main.  Oui oui tu as bien lu !!

Voyant que toutes les solutions précédentes ne fonctionnaient pas, elle s’est dit que j’étais peut être allergique à un des exposants du tire lait.  J’ai donc essayé. Quand avec le tire-lait tu obtiens 90 mL en 20 minutes environ, je tirais 3 mL en une heure, à la main. Ce qui m’a valu mastite et engorgement.  Les pires douleurs que l’on peut subir à la poitrine. J’en pleurais tous les soirs. Je n’arrivais même plus à bouger tellement la douleur était forte.

Ma mère n’arrêtait pas de me dire d’arrêter.  Que j’étais complètement maso. Il n’y avait d’ailleurs pas que ma mère. Tout le monde y allait de son petit conseil.

Mais j’étais déterminé. Je voulais allaiter. Je voulais tout essayer avant de dire « non je ne peux pas« . Je voulais vraiment partager ce moment avec mon fils. Ce contact direct…

J’avoue cependant que c’était une galère absolue et surtout très très fatigante.  En effet, ne pouvant allaiter de manière classique, je devais tirer mon lait toutes les 3h à peu près. Sauf que petit bout se réveillait toutes les 3 heures et il me fallait à peu près 40 minutes pour me tirer le lait, préparer les biberons… Autant te dire que je dormais très peu et que mes sorties extérieures (le peu que je pouvais faire) étaient chronométré sous peine de mastite. Et qui dit mastite dit fièvre. Bref, une torture, mais j’ai resisté.

J’ai donc essayé encore et encore.

Je suis allée voir un ostéopathe pour vérifier que je n’avais pas de nerfs coincés qui pourraient expliquer ces douleurs.

Je suis allée voir une dermatologue qui m’a fait essayer 3 ou 4 crèmes, à 20 € le pot.

Je suis allée voir la pharmacienne qui m’a conseillé des crèmes.

Le pédiatre de mon fils m’a donné de l’homéopathie.

Je suis allée voir ma gynécologue qui m’a proposé de faire une échographie et une mammographie. J’ai également fait un prélèvement. Sur l’écho on ne voyait rien. Sur la mamo. on ne voyait pas vraiment mais cela peut être dû a mon « jeune » âge. Quant au prélèvement, il indiquait  juste que j’avais une rougeur, mais qu’il ne pouvait l’expliquer.

Et après avoir déboursé des centaines et des centaines d’euros pour essayer d’allaiter simplement mon fils, et au bout de 6 mois de torture absolue j’ai pris la décision d’arrêter la.

Personne ne savait vraiment ce que j’avais. Personne n’a su vraiment me soulager (ou presque),  mais je pense pourtant avoir tout fait pour que cela fonctionne et je remercie infiniment les personnes qui ont essayé de m’aider même si cela a échoué. Je ne regrette absolument pas d’avoir tout essayé.  En revanche,  je ne pense pas avoir le même courage pour mon 2eme bébé. Et j’espère surtout que ce n’est pas une fatalité…

Ma mère dit que je suis simplement allergique à l’allaitement.  Qui sait ?!

Et vous, vous avez eu des galères dans votre aventure de l’allaitement ?

Ps : pour celles qui veulent davantage de renseignements, de témoignages et de sites ayant attrait à l’allaitement je vous conseille de lire le post de Parents Naturellement  qui en parle très bien  et qui a la fin de son article vous délivre les meilleurs liens.

Non, parce que je vous rassure tout de meme, tous les allaitements ne se passe pas comme le mien. D’ailleurs je nai rencontré personne ayant eu les mêmes problèmes…

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31 réponses sur “Quand l’allaitement est un pur échec”

  1. Et ben dis donc, moi qui pensais avoir galérè pour es allaitements!
    Je vois que tu as plus d’abnégation que moi. Au final la plupart des avantages de l’allaitement, tu n’as pas pu en profiter (moindre coût mais avec des crèmes à 20€, allaiter partout…)
    Visiblement tu as des tétons complexes. J’ai eu des douleurs aussi la première fois, on a pensé à une mycose, avec le recul je pense que c’était dû aux canaux bouchés. Mon deuxième allaitement, je l’ai complétement foiré, le petit ne savait pas téter, quand il a su il était déjà habitué au biberon, du coup j’ai fait du tire allaitement que j’ai fini pas laisser tomber aussi. (Par contre on lui a coupé le frein de langue à l’hôpital, la pédiatre a dit que ça n’était pas douloureux et qu’il pleurait que parce qu’on lui maintenait la bouche ouverte, si ça l’aide à têter mieux, je suis contente de l’avoir fait)

    Bon je crois que dans ton cas, on peut dire que tu as tout fait. Franchement, j’ai mal pour toi et je suis désolée. Maintenant si tu souhaites réessayer plus tard, tu peux tenter sans te mettre de pression (c’est possible ça) ou pas.
    Je trouve que ce n’est pas facile d’allaiter, ça le devient plus avec le temps quand on est rodé, ouais enfin non même pas, non c’est pas facile.

    1. Haha j’ai bien ri ! Des tétons complexes 🤣
      Et c’est bien dommage qu’avec le nombre de mamans qui ont des difficultés pour allaiter le personnel soignant ne soit pas plus formé. Oh non c’est loin d’être facile d’allaiter !!

  2. J’ai également « échoué » à mon grand désespoir, en réalité ma fille avait la tête « coincée » dans les épaules suite à la césarienne. J’ai su ça 20 jours après l’accouchement, réglé tout de suite par l’ostéopathe mais trop tard pour la montée de lait…et je pense encore à tous ceux qui n’ont pas voulu croire à ma douleur lors des essais de tétées

    1. Oh comme je comprends. Ça a du être très frustrant. D’autant plus, quand le corps médical ne nous écoute pas ! Quand on m’a changé d’hôpital à cause de ma fièvre je n’ai pas arrêté de pleurer à cause du personnel qui manquait cruellement d’empathie…

  3. Sincèrement, tu auras tout essayé, et ton bébé à été nourri avec ton lait plusieurs mois, tu peux être très fière de toi. Mes allaitements ont toujours été une torture, bien plus douloureux que d’accoucher (sans péri en plus !), et pour mes derniers, j’ai laissé tomber au bout de 10 jours. La culpabilité est restée longtemps parce que je suis persuadée que ça aurait pu s’arranger avec le temps, mais toi, aucune culpabilité à avoir, tu es une warrior de l’allaitement !

    1. Haha merci pour ton message !! Mais quand je lis ton témoignage 😲 … « plus mal que d’accoucher sans péri » !!! OMG, WTF … Je comprends que tu aies arrêté rapidement. Comme j’ai dit, je ne sais pas si je pourrais repasser par toutes ces étapes si j’avais un 2ème et toi tu as tout de même essayé plusieurs fois ! Et cette culpabilité de m**** … souvent on nous dit de ne pas culpabiliser, mais comment faire ?

  4. Super article ! J’ai vraiment cru que tu finirais par trouver une solution. Honnetement tu étais vraiment déterminée. je n’ai que 20ans, et je ne risque pas d’avoir d’enfants pour le moment mais tu a du courage

  5. Ton témoignage est bouleversant… Et me touche car je reconnais une part de mon vécu dans tes mots.
    Comment trouve-t-on les ressources pour endurer cette douleur et ces supplices ? Et pendant 6 mois !!! Vraiment, je t’admire… Je n’aurais jamais eu le courage de tirer mon lait si longtemps…
    Pour moi aussi l’allaitement a été un enfer, je pourrais écrire dessus pendant des heures.
    Pour ma première, arrêt au bout de 15 jours à cause de crevasses à sang et de brûlures atroces (en fait une mycose non diagnostiquée, je le sais aujourd’hui). Elle se laissait mourir pendant que je hurlais de douleur, préférant dormir plus de 7h d’affilée que de revivre ces moments où mon mari la tenait sur mes seins pendant que je criais en laissant échapper toutes les larmes de mon corps.
    Pour la deuxième j’étais préparée, mais j’ai eu des crevasses et douleurs pendant 5 mois, essayé toutes les crèmes possibles, du miel, de l’huile de coco (la lanoline revenait à me poser du feu sur les seins)… Et au final il s’agissait tout simplement d’une mycose mammaire également (on avait aussi pensé à l’eczéma). Cela ne se voit pas, n’est que très peu connu par le corps médical, mais en quelques semaines de traitement fastidieux, j’en suis venue à bouts.
    J’ai écrit plusieurs articles sur l’allaitement et sur les petits trucs pour essayer de survivre à cette épreuve, car même si c’est naturel, c’est mois d’être inné et facile !
    J’espère que tu te sens apaisée maintenant, même si j’imagine combien tu dois ressentir un lourd sentiment d’échec. La culpabilité maternelle, vaste terrain où l’on se perd si souvent…

    1. Oh à quel point ton message me parle !! Effectivement si on n’est pas suivi par des personnes compétentes cela peut être un véritable échec. Quand j’ai lu ta souffrance j’ai eu mal avec toi. C’est fou par moment ce que l’on peut faire juste par amour. S’infliger de telle souffrances, finalement on est peut être maso ?! En tout cas merci de ton témoignage ❤

  6. Waow! Catastrophique, c’est le moins qu’on puisse dire, mais tu as été sacrément courageuse et déterminée! J’ai eu la chance que mes allaitements se passent bien (6mois pour la 1ère, 9 mois pour la 2ème). Au delà des quelques douleurs « normales » du début, et de quelques moments de doutes et de découragements pendant des baisses de lactation ou autres « mystères » de l’allaitement, tout s’est bien passé, et surtout, mes minettes avaient directement une bonne position qui m’a évité toute crevasse. En tout cas, tu as essayé ce que tu pouvais, et ce n’est pas un drame de passer aux biberons (j’avoue j’aurais craqué bien bien avant toi!). Dommage que ça ne se soit pas passé comme tu le souhaitais, j’espère que tu n’en gardes pas trop de regrets non plus…

  7. Je pensais être un ovni mais je vois que tu es passée exactement par les mêmes étapes que moi … j’ai aussi du dire oui au lait artificiel au début car notre puce avait perdu du poids. J’ai aussi voulu persévérer et tester énormément de choses, consulté beaucoup de médecins (mais pas autant que toi quand même). Le tire-lait était le plus supportable pour moi, c’est grace a lui que j’ai tenu quelques mois. Avant de l’avoir j’en étais arrivée à un point où je pleurais quand j’entendais ma fille crier famine car je savais ce qui m’attendait. Et un beau jour un médecin a mis un mot sur mon « problème » le syndrome de Raynaud qui en gros est une mauvaise circulation du sang dans les extrémités du corps (dont les tétons qui sont du coup extrêmement sensibles à tout). J’ai eu des petits astuces qui m’ont un peu aidées mais il n’y a pas de remède miracle (des médicaments existent mais il n’y a pas suffisamment de recul et surtout le traitement est à commencer avant l’accouchement). Mon allaitement s’est terminé « à cause » du tire-lait qui a fini par faire diminuer la production de lait. J’étais déçue mais heureuse de voir que je n’étais ni folle ni une chochotte, mes seins avaient bien un souci 🙂

    1. Le fait d’être écouté et entendu fait énormément de bien et est essentiel pour vouloir continuer. Non tu n’es pas folle et encore moins chochotte ! Après il faut tomber sur le bon professionnel pour
      être accompagné dans nos difficulté. C’est déjà sympa de pouvoir mettre un nom sur ce que tu avais 😊

  8. Waouu! clairement je n’ai pas eu ton courage (ni tes ennuis). Comme toi je voulais tenir 3 mois et ça n’a pas été de gaieté de coeur. Mais aujourd’hui pour ma deuxième fille je ne me met assurément pas autant de pression Je ferai ce que je peux pour être au mieux,et si ça ne marche pas ou que ça me fatigue trop tant pis…

    1. Tout mon courage est parti pour le premier allaitement. Tout comme toi, je pense que pour le 2ème, si ça marche tant mieux, si ça ne marche pas ton pis. En tout cas bon courage, pour la fin de ta grossesse si tu n’as pas déjà accouché, car j’ai cru voir sur ton blog que c’était prévu pour mai 2017 et félicitations à toi 😊

  9. Au début de l’article je me suis dis « oh en voici une qui n’a pas pris de crème à lanoline » …et lorsque je vois tout ce parcours pendant 6 mois! chapeau…rien que de penser aux crevasses du 3ème jour, je n’ose imaginer votre souffrance…au final bébé a tout de même bénéficier du lait maternel même si ce n’est pas du peau à peau c’est quand même bien mieux que le lait en poudre. Et puis quelle belle preuve d’amour pour son bébé que tout essayer pour son bien-être.

  10. C’est incroyable… Et surtout merci pour ce billet. Merci d’informer les Mamans qui connaitront ton cas. Et merci d’informer tout court. On me demande souvent des infos allaitement. Je n’hesiterai pas a partager ton temoignage precieux, aussi, pour celles pour qui ca ne marche pas… juste parce que c’est la faute a pas de chance.
    Tu as vraiment fait tout le meilleur pour ton bebe, et au prix de quels sacrifices… Plein de courage pour la suite, qui ne pourra, j’imagine, qu’etre plus facile…

  11. Franchement, quelle abnégation… Ici, tout s’est relativement bien passé malgré les difficultés du début. J’ai eu des problème de tétons douloureux mais que le lait maternel et la lanoline ont soulagé, j’ai eu des problèmes de mastite et engorgement pour la première. pour le 2ème, j’ai par contre eu des baisse de lactation, la fatigue aidant. Donc, 2 allaitements peuvent ne pas se ressembler et je te souhaite de ne pas connaitre la même expérience avec ton 2ème.

    Tu n’as pas de regret à avoir, tu as été au bout de ce que tu pouvais essayer.

    Bonne journée

    Virginie

  12. Wahou alors là, 6 mois comme ça… je ne sais pas comment tu as tenu !! Bravo pour ta détermination … Je n’ai pas allaité mon premier mais j’ai voulu le faire pour le second. J’avais dis qu’à la moindre difficulté j’arrêterais. Et j’ai eu de la chance, pas de douleurs, pas de crevasses, et petit loulou a même eu du mixte au début sans problème d’accoutumance au biberon… Et malgré tout j’ai trouvé que le premier mois n’était pas facile du tout ! Pourtant je sentais qu’il fallait continuer donc selon mon mari je me suis tout de même acharnée… et je dois avour que depuis ses 2 mois tout est en place et je ne regrette absolument pas… Mais la prochaine fois qu’il me traite d’acharnée, je lui fais lire ton témoignage !
    Encore bravo super Maman 🙂

  13. Eh eh la même ! Première tétée : 45 minutes. La sage-femme m’a dit « mais il ne faut pas, c’est pour ça que vous avez mal. » Finalement abandonné au bout de quelques jours à peine, à contre cœur.

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